
17/08/2006 - Courrier d'un résident à l'APUPE
Un résidant du port de l’Epervière
Port de plaisance
26000 VALENCE
A.P.U.P.E. M. Hervé ROBERT
Président
Port de plaisance l’Epervière
26000 VALENCE
Valence, le 17 août 2006
Monsieur le Président,
Ayant pris connaissance du courrier de Monsieur le Président de la CCI, je tenais à apporter quelques éclaircissement sur le ‘’Cératophylle’’. Je puis vous confirmer, pour bien la connaître et l’apprécier tous les jours, qu’il ne s’agit pas du ‘’Cératophylle submergé’’ mais du ‘’ Ceratophyllum demersum’’ (Cératophylle émergé) présente dans notre port à l’Epervière.
Cette plante, car il s’agit d’une plante et non d’une algue, très prisée et connue des aquariophilistes dont je fais parti n'a pas de racines, elle peut-être plantée en arrière-plan dans le sol ou bien être laissée flottante. Elle apprécie les cours d’eau à débit lent, voire stagnant. C'est une plante recommandée pour lutter contre les algues car elle absorbe les substances nutritives contenues dans l'eau et sécrète des substances nocives pour les algues.
Elle forme rapidement des touffes denses et procure de nombreux refuges pour alevins ou poissons timides. Sa couleur varie en fonction des apports ferriques, de l'intensité lumineuse et de la température.
En aucun cas elle n’est issue d’une pollution de l’eau, bien au contraire elle est salutaire à la faune et preuve d’un environnement sain.
Tenter de la faire disparaître serait dommageable pour la faune. Les traitements chimiques utilisés pour s’en débarrasser, sont aujourd’hui interdits.
Par contre, j’ai constaté pour la première année une absence presque totale de cette plante dans le port. Pourtant, si je me réfère aux trois dernières saisons, la Capitainerie avait du faire appel à du personnel intérimaire (7 heures par jour) pendant plusieurs semaines pour débarrasser à l’aide d’une barque et de râteaux rallongés, l’équivalent de 4 mètres cubes de cette plante par jour. A ce sujet, ces amas récupérés étaient rejetés hors du port dans le fleuve, où ils ont pu prospérer à volonté n’ayant pas besoin de surface noble pour vivre.
J’ai aussi constaté au printemps un traitement effectué par la Capitainerie, à base de granulés dont j’ignore la composante. Le fait est que, nonobstant la presque disparition des Ceratophyllum demersum cette année, la faune elle aussi s’est fait plus discrète, j’en veux pour preuve les maigres prises effectués par les pêcheurs habituels du port qui me l’ont relaté.
Résidant moi-même depuis de nombreuses années au port, je connais bien cette ambiance sympathique dont vous parle le Président de la CCI, que je n’ai d’ailleurs jamais rencontré sur le site. Vous savez comme moi qu’il s’agit du pot de terre contre le pot de fer, et qu’il est dans ce cas plus sure de faire bonne figure que de tenter une réflexion désobligeante.
Pour reprendre les termes du courrier en question, vous n’avez pas su profiter de la main tendue par la CCI à qui vous auriez du relater les choses dont vous aviez besoin, afin qu’elle vous explique comment vous en passer.
Ma société, étant elle aussi certifiée ISOO 9001V2000, je connais bien les procédures qui permettent l’obtention du certificat AFAQ, et qui ne couvrent que certains domaines de notre compétence.
La lutte que vous menez me semble juste et je vous souhaite bon courage face à un établissement dont, même les véhicules sont assermentés. Ce mot perd tout son sens quand on est face à des gens à la mémoire sélective et dont les affirmations sont tronquées (pour mémoire l’annonce faite sur France 3 dans laquelle Madame PULCHERI compte 27 bateaux habités alors que je vous ai démontré en les comptants que nous n’étions que 20, vous inclus). Sachez toutefois que des témoins déposants sur l’honneur auront tôt fait d’annuler la subjectivité de ces personnages.
Au moyen age, la féodalité voulait que le Seigneur doive à son vassal la protection. Aujourd’hui il ne reste que l’étendard….. sur la Capitainerie.
Je souhaite vivement que vous puissiez me procurer les brochures Drômoises faisant éloge de notre port. Pour ma part, j’attends toujours la réponse que nous promettait Madame PULCHERI au questionnaire qui nous a été remis en début d’année.
Je regrette aussi de ne pas avoir gardé copie d’une édition de navigation Allemande (équivalent à notre code Vagnon), dans laquelle était précisé qu’il suffisait d’arriver après 21h au port et d’en repartir avant 8h pour ne pas être inquiété. Vous voyez que les mots passent,… et l’onde est porteuse.
Mes affaires étant beaucoup plus lucratives que les déboires de la CCI, je vous demanderai toute confidentialité vis-à-vis de ce courrier, mais je serai très heureux de m’inscrire dans votre association en tant que membre bienfaiteur. L’anonymat m’est vraiment désagréable, mais comprenez ma situation…et celle de bien d’autres.
Heureusement qu’il reste dans notre navigation le mot PLAISANCE.
L’ignorance n’est pas notre domaine, Monsieur ROBERT. D’autres l’ignorent.
Recevez mes très sincères salutations ainsi que mon appui moral.
Un résidant.