
27/11/2006 - Courrier à Monsieur le Premier Ministre
A.P.U.P.E.
(Association des Plaisanciers et Utilisateurs du Port de l’Epervière)
Association Loi 1901
N° W263000288
Bateau « Alcor », ponton E2
Port de l’Epervière
26000 Valence
Tel : 06 19 07 25 72
Secrétariat Général du Gouvernement
Services Premier Ministre
A l’attention de : M. le Premier Ministre
57 Rue Varenne
75007 PARIS
Valence, le 27 novembre 2006
Objet : Harcèlement et discrimination d’une association par un établissement publique
Monsieur le Premier Ministre,
Je reviens vers vous suite à notre courrier électronique auquel vous avez eu la gentillesse de répondre. Je suis président d’une petite association qui défend les intérêts des clients du Port de Plaisance de Valence ; permettez-moi de vous rappeler les faits : Nous avons été contraints de quitter ce port sous la menace. La Chambre de Commerce et d’Industrie de la Drôme nous a assignés en référé, la justice a délibéré le 25 novembre 2006 et a débouté la C.C.I.D. en motivant que ce référé n’avait pas lieu d’être.
La C.C.I.D. a détourné notre courrier personnel à compter du 18 septembre, nous avons de ce fait déposé une plainte auprès de l’Hôtel de Police de Valence que Monsieur le Procureur de la République a classée sans suite ; il nous a par ailleurs répondu à notre adresse à laquelle nous ne recevions plus de courrier alors qu’il connaissait nos nouvelles coordonnées… Qui plus est la C.C.I.D. a tenté de nous couper l’électricité ; l’intervention de Maître Lollini, leur huissier, leur a fait entendre raison.
De surcroît la C.C.I.D. détourne et vole le courrier destiné à notre association sans nous en avoir avertis et sans expliquer leur motivation. La C.C.I.D. a adressé un courrier au responsable qualité de la poste, Mme Maignan, dont la poste a toujours refusé de nous transmettre une copie. De ce fait notre avocat, Maître Galhuid, est obligé de déposer un référé auprès du T.G.I. afin que le courrier de notre association soit à nouveau distribué.
Dernier harcèlement : Le capitaine du port a appelé la propriétaire du bateau « Alcor », siège de notre association, pour déplacer ce navire sans aucune raison valable, tout simplement parce qu’il s’agit de notre siège où nous avons notre boîte aux lettres.
Je tiens à vous signaler, Monsieur le Premier Ministre, que notre association a dénoncé certains disfonctionnements dans notre port dont une station de pompage fixe des eaux noires qui a coûté 18 000 € (argent public). Cette pompe est en place depuis 3 mois et, à ce jour, aucun bateau n’a profité de ce service.
Il existe un règlement de police dans notre port qui a été établi sans aucune concertation avec les clients. Ce règlement est appliqué au bon vouloir de la C.C.I.D. qui s’en sert comme moyen de pression. Nous demandons, par conséquent, l’application stricte de ce règlement pour tout le monde.
Dans le pays des droits de l’homme qui est la France un établissement public pratique une gestion mafieuse dans un port de plaisance sans aucun contrôle de la part de qui que ce soit. La parole et les écrits de notre petite association sont censurés et nos adhérents subissent un harcèlement moral destiné à les faire taire. Ce port nous donne l’impression de vivre du temps de Staline, aux plus grandes heures de gloire de l’U.R.S.S.
Notre association a mené une étude et en a tiré une conclusion alarmante, à savoir que dans tous les ports gérés par des chambres de commerce et d’industrie il est interdit aux clients de vivre à bord de leurs bateaux. Je vous rappelle, Monsieur le Premier Ministre, que nous sommes plusieurs milliers à avoir choisi ce mode de vie pensons que nous vivons dans un pays libre. Nous voudrions savoir s’il s’agit là de votre volonté politique ou si les C.C.I.s sont incompétentes. Ne serait-il pas mieux que les ports de plaisance soient gérés par leurs municipalités ? Quelle est la raison pour laquelle les gens n’ont pas le droit de vivre sur leurs bateaux ? Faire le parallèle entre les ports et les campings serait une ineptie parce que les gens qui vivent dans les campings le font par contrainte et non par choix.
Je vous remercie, Monsieur le Premier Ministre, de m’avoir lu et d’être attentif aux revendications d’un électorat qui est loin d’être négligeable.
Si vous souhaitez répondre à la présente veuillez adresser toute correspondance à mon adresse personnelle (Port 2, Route du Port, 30290 L’Ardoise).
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression des mes salutations distinguées.
Hervé ROBERT,
Président,
A.P.U.P.E.
P.J. : - Dépôt de plainte auprès de l’Hôtel de Police de Valence
- Courrier de la C.C.I. de Sète
Copie papier : - Monsieur le Préfet de la Drôme
Copie électronique : - Monsieur Hervé Mariton, député de la Drôme
- Maître Galhuid
- Presse écrite, télévisée et radio
- Pavillon Bleu