
22/07/2006 - Courrier APUPE à la CCI
A.P.U.P.E.
Association loi 1901
N° d’enregistrement : 0263006630 (Préfecture de la Drôme)
Hervé ROBERT, président
Bateau « Bitches Brew »
Port de l’Epervière, ponton E8
26000 Valence
Tel : 04 75 60 52 34
C.C.I. de la Drôme
A l’attention de : M. le Président, Jean-Marie BUSSEUIL
52-74 Rue Barthélemy de Laffemas
BP 1023
26010 VALENCE CDX.
Recommandé avec AR
Valence, le 22/07/06
Objet : Situation déplorable au Port de Plaisance de l’Epervière
Monsieur le Président,
Un de nos adhérents, M. Jacques Ardailler, m’a fait part d’un grave problème le concernant. Il a reçu une lettre de votre part que je dois qualifier d’agressive (V/Réf. : VP/MPC). Dans ce courrier vous reprochez à notre adhérent de vivre à bord de son bateau (je cite : « […] nous vous l’avions interdit. ») en vous référant à un contrat qu’il a signé avec vous et dont l’article 5 stipule qu’il ne doit pas utiliser son bateau comme résidence principale.
Plusieurs réflexions me viennent à l’esprit : Premièrement lorsqu’un client que vous appelé vulgairement « usager » se présente au port, a-t-il la possibilité de choisir entre différents contrats ? La réponse est de toute évidence non. Il est, par conséquent, obligé de signer le contrat en question même s’il n’est pas d’accord avec certains de ses termes.
Deuxièmement quelle est la différence entre un bateau de passage habité à plein temps pendant quelques jours ou plusieurs mois consécutifs et remplacé aussitôt par un autre et quelqu’un qui demeure sur son bateau à l’année ?
Troisièmement j’estime qu’un port n’est pas un parking, tout au contraire, c’est un lieu de vie, un lieu économique, un lieu d’échanges et de rencontres pour des personnes qui sont des clients et des électeurs.
Sur ce point je me dois de vous faire part d’un constat alarmant, à savoir que le personnel dirigeant de notre port n’a aucune notion de la signification du mot client et du respect de celui-ci. Je ne parle évidemment pas des adjoints du capitaine du port qui sont tout à fait aimables et disponibles mais ce ne sont pas eux qui sont décisionnaires. Qui plus est nous n’avons même plus de capitaine de port proprement dit parce qu’à chaque question que les plaisanciers posent à la personne censée remplir cette fonction celle-ci répond invariablement « Il faut que je demande à ma chef. »
Je pense qu’il y a un excès d’autorité et d’incompétence dans la gestion du port. A ce sujet je me permets d’attirer votre attention sur quelques problèmes. La liste est loin d’être exhaustive et la suite pourra être accompagnée d’une centaine de photos à l’appui.
L’incompétence de la direction de notre port s’exprime par l’inexistence des services portuaires basiques, à savoir l’accueil et l’aide au premier amarrage des bateaux qui arrivent.
Ensuite une permanence téléphonique efficace 24h/24 serait la bienvenue. Pour ne citer qu’un exemple, l’hiver dernier, un dimanche matin, une canalisation d’eau douce a éclaté à cause du gel. 10 heures plus tard n’ayant aucune réponse de la part de la capitainerie j’ai été obligé de faire appel aux sapeurs-pompiers afin que ceux-ci interviennent. J’estime que 6 à 12000 l d’eau douce ont été gaspillés.
Le mois dernier un plaisancier norvégien est arrivé avec beaucoup de difficulté au ponton E. Grâce à M. Jacques Ardailler qui a amarré son bateau et qui a amené ce monsieur aux urgences celui-ci a pu être soigné et rapatrié.
Vous installez actuellement un terminal fixe pour les eaux usées. Qui a réalisé l’étude de ce projet sachant que la ville de Valence est l’une des cités les plus ventées de France où des vents violents peuvent souffler en continue pendant 3 semaines ? Comment les bateaux vont-ils faire pour vidanger dans des conditions pareilles ? ! Qui plus est il faut savoir que pour une unité de 12m il faut compter en moyenne 1h pour mettre les moteurs en route, larguer les amarres et se rendre au terminal, 1h pour l’amarrage et le pompage des eaux noires et 1h pour revenir à sa place et amarrer le bateau correctement ; il faut en conséquence compter en moyenne 3h par bateau pour vidanger. Avez-vous fait le calcul par rapport aux horaires d’ouverture de la capitainerie et au nombre de bateaux à vidanger ? Voilà encore un gaspillage de l’argent public.
Pour finir je vous fais parvenir, en pièce jointe, une lettre spontanée qui m’a été adressée par mon père, OPJ de la gendarmerie à la retraite, suite à une agression qu’il a subie sur le parking du port.
Un dernier sujet me trouble : Il existe une association (le « Club des Résidants du Port de l’Epervière à Valence ») dont le président (avec un bureau dont il est le seul membre) est salarié de la C.C.I.D. Cette association est subventionnée par votre organisme. Depuis 3 ans aucune assemblée générale n’a été organisée ; par conséquent aucun des adhérents n’a reçu ni rapport moral ni rapport financier. En avez-vous réceptionné et auriez-vous l’amabilité de me les faire parvenir ?
Je vous remercie d’avoir pris le temps d’analyser ce courrier qui vous permet de mesurer ma détermination.
Je suis convaincu qu’ensemble nous allons trouver une solution à ces divers problèmes.
Dans l’attente d’une réponse de votre part qui ouvrira un dialogue constructif entre la C.C.I.D. et l’A.P.U.P.E. je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments distingués.
Hervé ROBERT
Président de l’A.P.U.P.E.
NB : Sachez, Monsieur le Président, que j’ai connu Port Camargue sous la gestion de la C.C.I. de Nîmes et que j’ai connu le même port avec une gestion de la municipalité…
P.J. : - Courrier de M. et Mme Robert
Copie : - Mme Véronique PULCHERIE
- C.N.R.
- Madame le Maire de Valence
- Préfecture de la Drôme
- Européenne de Protection Juridique
- Maître Gilbert, Lyon
- A.N.P.E.I. (Association Nationale des Plaisanciers en Eaux Intérieures)